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Yrsa Þórðardóttir

Des signes et des prodiges

Flutt 23. janúar 2011 · Saint Guillaume, Strasbourg, Frakklandi

Mes amis, je vous salue ce matin et vous remercie de m’accueillir dans votre église. Je cite l’évangile de Luc en nous rappelant ces paroles : On viendra de l’est et de l’ouest du nord et du sud pour prendre place au festin dans le royaume de Dieu.
En effet, nous venons tous d’endroits différents, géographiquement parlant, bien sûr, mais aussi d’un point de vue émotionnel et personnel, et nos attentes ne sont pas forcément les mêmes.
Certains d’entre nous avons l’habitude de venir au culte, certains y vont rarement. Dieu veut nous parler à tous et à toutes ce matin par le chant, les silences et par sa parole.
Le texte de prédication dans l’évangile de Jean nous parle d’un officier du roi dont le fils est malade. Quand il apprend que Jésus est arrivé, il le prie de guérir son fils.
La réponse de Dieu n’en est pas une, car il pose une question : Vous ne croirez pas si vous ne voyez pas des signes et des prodiges ?
Nous qui venons des quatre coins du monde pour participer au festin de Dieu savons bien qu’il n’est pas radin et que Dieu veut donc continuer à nous donner en abondance ce dont nous avons besoin.
Et l’officier du roi continue et demande à Jésus de se dépêcher avant que son enfant ne meure.
Et nous savons que l’histoire finit bien, Jésus donne une simple réponse qui change tout : Vas-y, ton fils vit.
Nous le savons tous par expérience qu’il nous arrive de demander des choses à Dieu sans obtenir de réponse, nous ne voyons aucun signe, miracle ou prodige et nous croyons parfois que nous avons eu tort de déranger Dieu ou demander des choses égoïstes pour nous et des fois nous nous sentons oubliés.
Or il s’avère que quand nous regardons en arrière, p. ex. en début d’année, si nous voyons ce qu’il s’est passé l’année dernière, nous voyons probablement que certains de nos rêves se sont réalisés, peut-être autrement que nous ne pensions, mais nous voyons que Dieu nous a répondu.
Des signes, il y en a partout. Nous sommes là, nous venons de l’est et de l’ouest, du nord et du sud et notre foi est un miracle, un don de Dieu et le royaume de Dieu est parmi nous. Et puisque nous sommes rassemblés au nom de Dieu nous pouvons chacun à son tour et de façon personnelle et différente voir le message de la parole de Dieu.
La tradition prépare pour nous des textes bibliques à thème pour chaque culte, et le thème aujourd’hui est assez clair. Dans l’ancien testament il est question de maladie et de guérison, de signes et de miracle. Il est aussi question de foi, d’obéissance et de subordination, mais aussi de courage.
Je m’explique : Si nous examinons la guérison de Naaman dans l’ancien testament, et la guérison du fils de l’officier du roi dans l’évangile de Jean, nous voyons deux hommes qui ont un certain pouvoir et une certaine autorité qui ne leur suffit plus. Dans l’ancien testament, le deuxième livre des Rois, il est question de Naaman qui est le chef de l’armée du roi de Syrie et il jouit de la faveur et de l’estime de son seigneur.
Toutefois il est lépreux.
Et le roi dans les deux testaments semble être incapable de guérir Naaman ou le fils de l’officier du roi.
Nous savons si nous lisons tout le chapitre 5 du deuxième livre des Rois qu’il fallait un messager très spécial pour indiquer à Naaman vers qui il pourrait se tourner. La femme de Naaman avait à son service une petite fille que les Syriens avaient ramenée d’une expédition. Et la petite fille a dit à sa maitresse qu’à Samarie il y avait un prophète qui le guérirait de sa lèpre.
Je me demande vraiment comment la petite fille a fait pour vouloir aider cet homme alors qu’elle était prisonnière, loin de la famille et dans un rôle très soumis et précaire. Sa foi devait être grande et son courage aussi d’oser suggérer que le mari de sa maîtresse aille trouver le prophète dans son pays d’origine. Naaman a d’ailleurs fait autrement, il ne s’y est pas rendu directement, il a respecté les voies hiérarchiques disant au roi qu’il aimerait partir et le roi de Syrie lui a remis une lettre à son homologue, le roi d’Israël qui s’est affolé parce que lui non plus n’était pas en mesure de guérir Naaman.
Les rois avaient beau être riches et prodigieux ; ils ne savaient pas faire des signes et des miracles.
Alors Elisée, l’homme de Dieu, a dit au roi qu’il prendrait la relève.
Fais-le venir vers moi et il saura qu’il y a un prophète en Israël. Alors commence le texte que nous avons entendu tout à l’heure, Naaman vient avec ses chevaux et son char et il s’arrête à la porte de la maison d’Elisée qui lui fait savoir par l’intermédiaire d’un messager qu’il doit se laver
7 fois dans le Jourdain.
Naaman est très vexé parce qu’il s’attendait apparemment à un geste plus auguste, au tapis rouge et à une cérémonie, peut-être des choses très difficiles à faire et des formules magiques.
Un bain comme ça, il aurait très bien pu se baigner chez-lui.
Cette fois-ci ce n’est pas la petite fille prisonnière qui lui vient en aide mais les serviteurs qui osent le contredire, ils lui conseillent de ne pas se laisser emporter par la colère. Ils disent qu’il aurait probablement fait des choses compliquées, alors pourquoi ne pas essayer cette chose simple.
Comme la fillette, les serviteurs prennent un certain risque à mon avis, celui de donner conseil à un homme très puissant, ils le contredisent en quelque sorte et prennent une part de responsabilité en lui conseillant pour son bien. Il se peut bien qu’ils aient vu ce qui était évident à tout le monde sauf lui, qu’il allait passer à coté d’un miracle s’il ne faisait pas ce que le prophète lui disait de faire. La fillette était peut-être comme le sont si souvent les enfants, elle ne doutait absolument pas du pouvoir de Dieu, alors elle n’a pas vu le moindre risque à dire à sa maîtresse que bien sûr Naaman devrait aller en Israël consulter Dieu. La vérité sort de la bouche des enfants.
Nous venons aujourd’hui à l’église par notre foi et pour notre foi et sans intermédiaire nous rencontrons Dieu dans notre prière, les chants, la parole et le silence. Comme j’ai dit tout à l’heure, notre foi est un signe et un miracle, un don de Dieu, et nous ne pouvons pas donner la foi à qui que ce soit, c’est Dieu s’en occupe et la foi est un mystère. Nous avons entendu les paroles dans l’épître aux Romains :
En effet je n’ai pas honte de l’évangile : c’est la puissance de Dieu pour le salut de toute personne qui croit. C’est l’évangile qui révèle la justice de Dieu par la foi, comme cela est écrit : le juste vivra par la foi.
Nous vivons par cette foi et nous pouvons demander à Dieu comment apprendre à être comme la fillette ou les serviteurs et oser dire aux autres ce que nous voyons dans la foi, comment Dieu aide dans la vie quotidienne. Dans notre travail et à l’école, à la maison, partout il y a des gens qui ont besoin d’un coup de main pour avancer et des fois nous pouvons aider si nous nous laissons voir le besoin des autres. Il y a parmi nous des gens prisonniers de nos systèmes sociaux, de notre manque à être justes. Nous savons qu’il arrive que des êtres humains, en particulier des enfants et des femmes vivent une forme nouvelle d’esclavage, soit en travaillant dans d’autres pays pour que nous puissions acheter des vêtements bon marché chez nous, ou même dans nos pays dans des conditions souvent intolérables. Certains d’entre nous se sentent des fois prisonniers de circonstances qu’on ne peut pas changer, alors que le message de notre sauveur est toujours de choisir la vie, de demander à être guéri, d’écouter le conseil simple de Dieu et faire comme on nous dit même si ça nous paraît évident et trop simple.
Crois seulement, n’aie pas peur, sache que Dieu t’aime et t’a pardonné, que tu n’es pas prisonnière ou prisonnier des erreurs et des fautes que tu as commis, le passé n’a aucun pouvoir sur toi, c’est aujourd’hui qui compte et les possibilités que Dieu te propose actuellement.
C’est la semaine de prière pour l’unité des chrétiens et nous sommes appelés à songer à ce qui nous unit. Tous les chrétiens croient au Christ le sauveur, et Dieu est créateur du ciel et de la terre. Ainsi nous sommes appelés à vivre l’unité de tous, à ouvrir l’œil et voir autour de nous non seulement nos frères et sœurs que nous connaissons mais les autres que nous ne connaissons pas et ceux que nous ne comprenons pas mais que nous pouvons comprendre si nous nous mettons à leur place.
Jésus a guéri le fils de l’officier du roi et il a cru, ainsi que toute sa famille. Nous avons vécu des signes et des prodiges de la main de Dieu et nous pouvons partir d’ici sachant que Dieu nous réserve des surprises, son aide et soutien et son amour pour nous et pour nos proches. Je nous souhaite en ce jour que nos proches soient tout le monde. Que nous soyons unis. Nous ne le pouvons pas sans Dieu, n’essayons pas d’aimer tout le monde ou sauver le monde, contentons nous d’être qui nous sommes. Nous sommes faits à l’image de Dieu et à sa ressemblance, notre dignité vient de là et nous sommes nés libres et égaux. Les rois ne peuvent pas nous guérir mais les plus petits d’entre nous peuvent nous rappeler la chose simple, l’évangile de Dieu, la bonne nouvelle : nous participons au festin de Dieu, nous tous, ce qui veut dire que la semaine qui vient de commencer en ce jour de résurrection est un don de Dieu car nous pouvons sortir d’ici baignés de la bénédiction de Dieu qui nous aidera à vivre par la foi.

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